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La mondialisation économique face aux relations internationales

La généralisation de l’économie de marché et le triomphe du capitalisme sont l’expression des mutations majeures de l’économie internationale.

La mondialisation économique face aux relations internationales.

La généralisation de l’économie de marché et le triomphe du capitalisme sont l’expression des mutations majeures de l’économie internationale. 
La loi du marché est devenue la règle en organisation économique tant au niveau national qu’international. 
Cette évolution se traduit par l’homogénéisation des économies. 

L’ex URSS s’est ouverte à cette loi du marché ainsi que les pays du tiers monde qui subissent cette homogénéisation économique au moyen du FMI (Fond monétaire international).  

Toute la planète est sous l’empire de l’économie de marché. 

Des dogmes économiques émergent et constituent des recettes partout appliquées : une politique économique nationale stable, une rigueur budgétaire avec la maîtrise de l’inflation, une monnaie internationale, un budget proche de l’équilibre, la valorisation de l’initiative individuelle en matière économique est valorisée et une recherche du profit dans un environnement juridique peu réglementé. 
Il résulte une déréglementation généralisée de l’ordre marchand.
La conséquence est l’émergence d’un nouveau pouvoir économique partagé entre quelques acteurs à l’échelle mondiale : les firmes multinationales, les gestionnaires de fond de pensions… Toutes ces puissances financières peuvent faire obstacle aux politiques des Etats. 

Le XIXè siècle est une période marquée par une globalisation financière, centrée sur la circulation des capitaux.
Dès cette époque, des groupes économiques (les holdings) orientaient l’action des diplomaties notamment dans leur aventure coloniale.
Ils soutenaient le parti colonial tout en ayant une autonomie d’action par rapport aux Etats, c'est à dire qu’ils poursuivaient leurs propres intérêts qui souvent ne recoupaient pas l’intérêt national.
En 1913, sur 45 milliards de francs placés à l’étranger, seuls 3 milliards étaient placés dans l’empire colonial contre 13 milliards en emprunts russes.
Ce phénomène des groupes économiques dominant la politique n’est pas nouveau. 


La mondialisation se manifeste par l’institutionnalisation des règles de libre échange (OMC en 1994).
On a des zones régionales économiques plus ou moins intégrées.
L’UEM dans le cadre de l’Union Européenne a instauré l’euro comme monnaie unique. Avant 1999, on a eu le marché commun en 1993, l’union douanière aussi. Une autre union douanière est celle de 1991 : le MERCOSUR en Amérique du sud. Aussi, on a la ELE en 1960, l’ALENA en 1992 ou encore l’ASEAN. 
Il faut s’unir face à ce nouveau défi qui est la mondialisation.
Avant 1989, l’Union Européenne d’était construite pour faire face au communisme. Aujourd’hui, son but est de réagir à la mondialisation.
Elle coopère dans le domaine économique communautaire pour mieux faire face à la mondialisation au niveau international.
 

On a aussi la montée du pouvoir économique des collectivités territoriales qui est une tendance lourde selon les experts de la banque mondiale. 
Quel est l’état des lieux de la mondialisation actuelle ?
On remarque les Etats-Unis ont une baisse de leur taux de croissance depuis 1973, qui est tout de même moins forte que celle de l’Europe.
La monnaie internationale qu’est le dollar permet aux Etats-Unis de garder leur leadership politique, économique, technologique, financier et militaire. 

L’autre constat est que les pays qui disposent d’importantes ressources naturelles ont connu ou connaissent de grave crise politique interne alors que d’autres pays qui ne disposent pas de telles ressources ont connus des progrès économiques comme la Corée ou taiwan. 
Aussi, les pays qui ont fermé leurs frontières ou qui ont pratiqués une politique d’autarcie s’en sont mal tirés : c’est le cas de l’URSS ou de la Corée du nord.
D’un autre côté, les pays qui se sont trop vite ouverts à la mondialisation ont connu une grave crise d’Etat et ont été mis sous perfusion du FMI : c’est le cas de l’Argentine.
 


Les pays qui ont évité le tout marché et qui ont réussi à se préserver du dictat du FMI ont réussi à avoir un fort taux de croissance : on a l’exemple de la Chine qui a eu un taux de croissance de 7,9% entre 1989 et 2000.
Le succès de la chine s’explique par la régulation de l’Etat.
L’Asie maritime a eu un taux de croissance de 4,9% entre 1989 et 2000 et ce malgré la crise du marché asiatique. 
Il semble au final que ce n’est pas tant la mondialisation qui pose problème mais l’insuffisance voire l’absence de régulation de l’économie mondialisée.
Autrement dit la mondialisation est un processus irréversible : on ne peut la supprimer mais seulement la maîtriser. 
Les Etats qui réussissent le mieux sont ceux qui régulent de fait l’économie mondialisée dont les Etats-Unis et ceux qui ne se soumettent pas au tout marché : la Corée du sud ou encore le Japon qui ont su réguler cette mondialisation.
 

On verra que la Chine en 1978 développe le concept de socialisme de marché. 
On relève aussi que la mondialisation ne garantit certes pas la croissance mais elle ne l’empêche pas non plus (cas de la chine ou de la Corée du sud).
Elle peut favoriser la croissance si l’on demeure maître du jeu économique, un jeu économique dominé par une diffusion des capitaux, une opportunité de débouchés. La régulation efficace peut favoriser la croissance avec une action forte des Etats (cas de la Chine). 
La fermeture sur soi est pire que l’insertion dans l’économie mondiale.
Cette économie de marché qui véhicule la mondialisation économique s’accompagne d’une démocratie de marche.
Autrement dit, l’économie mondialisée n’affecte pas seulement la sphère marchande : elle atteint également les rapports sociaux ce qui provoque d’intenses débats comme celui de la pensée unique née de la logique générale diffusée à travers le monde et manifestée avec la mondialisation.
 


Les lois économiques tendent à l’uniformisation des sociétés. Par exemple, le Japon durant l’ère Meiji s’occidentalise : sa réussite est due au fait qu’il a adopté le mode occidental. 
Cette mondialisation tend à diffuser l’économie de marché voire la démocratie de marché.
Autrement, les Etats non démocratiques qui acceptent l’économie de marché sont contraints un jour ou l’autre à adopter la démocratie de marché voire la démocratie politique fondée sur la propriété privée.
La Chine a adopté le socialisme de marché, ce qui montre la difficulté de séparer les termes économies de marché et démocratie de marché, d’où l’utilisation du mot socialisme. 

La Chine a intégré l’OMC : on a une coopération chinoise au niveau international. A terme, la Chine va devoir adopter la démocratie de marché puis la démocratie politique.

Cette mondialisation diffuse les valeurs occidentales et universalise les concepts d’Etat démocratique et des droits de l’homme.
Elle participe à l’occidentalisation du monde initiée dès la fin du XIXè siècle et qui prend la forme actuelle de la démocratie de marché.
La mondialisation économique est ainsi complétée par une mondialisation politique

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